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L’équipe s’agrandit ! En septembre, quatre personnes sont venues renforcer les rangs de Familles Solidaires Hauts-de-France.
Fabienne est coordinatrice du projet de vie sociale et partagée de la colocation Alzheimer que nous venons d’ouvrir à Erquinghem-Lys. Son objectif est d’aider les colocataires à décider des activités qu’ils ont envie de vivre ensemble : préparation et partage des repas, activités bénévoles ou sportives, jeux de société, ateliers créatifs…
Elle est assistée par Clément et Omérine, jeunes volontaires en services civiques, qui effectuent des missions d’animation pour la colocation Alzheimer d’Erquinghem-Lys : sorties, activités, accompagnements individuels…
Enfin, Déborah travaillera avec Christophe sur l’ingénierie de projets. Elle pilote spécifiquement deux projets de colocations pour personnes avec handicap, l’un à Wavrin et l’autre sur la Côte d’Opale.
Entretien avec Déborah Desmettre, Cheffe de projets Habitats Inclusifs
Vous avez rejoint en septembre l’équipe de Familles Solidaires Hauts-de-France, pouvez-vous nous dire comment vous avez découvert l’association ?
[Déborah] Je suis maman d’un enfant autiste et cela m’a amené à m’intéresser à l’habitat inclusif depuis plusieurs années. Cela ne portait même pas encore ce nom à l’époque ! Je me suis intéressée aux différents réseaux et aux associations existantes. Je suis membre du réseau HAPA, qui m’a permis de rencontrer Familles Solidaires. L’association bretonne tout d’abord, car ils ont mis en place une colocation pour adultes avec autisme et épilepsie qui rejoignait la situation de mon fils. Puis j’ai vu que l’association existait dans les Hauts-de-France et j’ai pris contact avec Christophe.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’équipe ?
[Déborah]Il y a quelques années j’avais participé bénévolement à un projet d’habitat inclusif vers Montélimar. Celui-ci n’a finalement pas abouti mais j’ai énormément appris et je garde la motivation d’aider de tels lieux à voir le jour. Je voulais rejoindre une association avec plus d’antériorité et plus d’expérience sur le sujet. C’est ainsi que j’ai rejoint Familles Solidaires Hauts-de-France. J’ai suivi la formation du Centre d’expertise Familles Solidaires en juillet dernier, et me voilà !
Quel sera votre rôle exactement ?
[Déborah]Je travaille sur l’ingénierie de projets, la stratégie et la recherche de financements avec Christophe. Tout d’abord sur le projet de Wavrin car j’ai des compétences dans le champ du handicap. Mais également sur un nouveau projet qui verra le jour sur la Côte d’Opale.
En effet pour l’instant l’association porte trois projets dans le Nord et elle n’en a pas encore développé dans les autres départements des Hauts-de-France. J’ai à cœur d’aider à en développer un dans le Pas-de-Calais, où je réside.
Pouvez-vous nous décrire les deux projets d’habitats inclusifs dont vous allez vous occuper ?
[Déborah]Mon rôle variera en fonction du stade d’avancement du projet.
À Wavrin,le projet est déjà bien lancé. J’ai pu rencontrer les familles et je peux apporter un regard extérieur, mais je vais surtout aider à identifier des partenaires pour mettre en place des activités pour les futurs colocataires : entreprises handi-accueillantes, entreprises adaptées, associations… Je participerai aussi à l’accompagnement des familles quant à leurs différents questionnements.
Concernant le projet de la Côte d’Opale, nous cherchons un lieu sur la communauté d’agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM), entre Berck, Le Touquet et Montreuil sur Mer. Je participe à des évènements pour faire connaître le projet, je rencontre des familles, des partenaires institutionnels, des élus, des bailleurs, des promoteurs… Nous réfléchissons à mutualiser le projet avec d’autres associations. La réflexion est ouverte !
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué depuis votre prise de fonction ?
[Déborah]La crédibilité et le respect dont bénéficie Familles Solidaires au sein du secteur de l’habitat partagé et dans le monde associatif. Le groupe associatif a une grande expérience et a déjà mené à bien plusieurs projets.
En quoi les habitats inclusifs, comme les colocations développées par Familles Solidaires Hauts-de-France, peuvent-ils être bénéfiques ?
[Déborah]Il suffit de voir l’exemple des pays du Nord, on observe que le fait d’avoir un logement individuel et un accompagnement personnalisé permet aux personnes d’être plus épanouies et de moins prendre de médicaments.
Les jeunes porteurs de handicap ont souvent le souhait naturel de vivre en autonomie, de quitter la maison de leurs parents, mais ils ne sont pas forcément aptes à vivre seuls.
L’habitat inclusif permet de faire dans la dentelle et de s’adapter aux besoins et aux envies de chacun : rien n’est imposé, on suit leur rythme. Dans un habitat inclusif, il est possible d’avoir des horaires plus flexibles et adaptés, d’avoir un animal de compagnie apportant une présence apaisante, d’effectuer les tâches du quotidien, de cuisiner ce que l’on souhaite… de vivre comme tout le monde finalement !